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El Tiempo

Casablanca et son arène

L’arène de cette ville marocaine a été inaugurée le 9 octobre 1921, en toréant des taureaux du Conde de la Corte par les équipes de Julián Saiz Salier, Manuel Varé Valerito et José García Maera. 

PHOTO CÉDÉ
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Plus tard, l’entrepreneur catalan Vicente Marmaneu et le français Paul Barriere ont été nommés gérants de l’arène et son travail a permis l’inauguration de ces arènes le 8 mars 1953, avec une corrida où face aux têtes de bétail de Matías Bernardos et Sánchez Fabrés ont joué Jesús Córdoba, José María Martorell et Calerito. Dans cette campagne cinq courses de taureaux et trois novilladas ont été programmées. La dernière fête qui a été célébré dans cette même arène eut lieu le 2 mars 1969 où Antonio Ordoñez, el Viti et Angel Teruel ont torée. Sa démolition fut réalisée en 1971. Quelques grandes figures de la tauromachie ont défilé par cette arène, comme Juan García Mondeño, Curro Romero, Antonio Ordóñez, Manolo Vázquez, Gregorio Sánchez, El Cordobés et Ángel Teruel.

Victoriano Valencia, qui est allé torée à Casablanca en 1953 comme novillero, signale que : « les fans musulmans étaient curieuses et appréciaient beaucoup l’aspect artistique ».

Un coin taurin remarquable à Casablanca est le restaurant La Corrida, qui a été le lieu plus animé et fréquenté de la ville pendant les années 50 et 60. Entre autres, des artistes comme Lola Flores, Juanito Valderrama, Carmen Sevilla et La Chunga ont laissé sa marque de talent. Ernest Hemingway et Pablo Picasso ont visité ce restaurant, ainsi que des mythes comme Brigitte Bardot et Joséphine Baker. Actuellement, le restaurant «La Corrida » est situé au 35 rue Al Araar, où il continue ouvert au public. Dans ses murs, on peut observer les vêtements des meilleurs toreros espagnols de l’époque ainsi que des affiches des festivités qui ont eu lieu à Casablanca.

Autres arènes

En plus de celles-là de Tanger et Casablanca, plusieurs terrains taurins ont existé au Maroc. Avec la déjà cité de El Aaiun, dans l’arène Uxda ou Oujda, situé près de la frontière de l’Algérie, le novillero Félix Ruiz Romerito a toréé le 16 juin 1912, en tant que dans Villa Sanjurjo, actuellement Alhucemas, a été inauguré une arène le 5 août 1951, en toréant novillos de Pérez de la Concha par le valencien Félix Guillén et Manuel Valero Valerito.

Des épées marocaines

Parmi les toreros nés au Maroc, il faut nommer José Morales Ostioncito, qui est né le 19 décembre 1883 dans les îles Zaffarines. Il a pris l’alternative à Miranda de Ebro dans les mains de Cocherito de Bilbao face aux taureaux de Pablo Escorial. Pour sa part, César González, né à Tétouan le 24 novembre 1944, a reçu le doctorat le 3 août 1975 à Estella (Navarre), en toréant des taureaux d’Alejandro García Martín. Son parrain a été le mexicain Eloy Cavazos, en exerçant de témoin l’aragonais Raúl Aranda. Pour sa part, Medhi Savalli, né en Arles le 1er novembre 1985, a ses racines familiales à Casablanca et Ouarzazate, ville située dans l’Atlas marocain où il a été tourné le film Gladiator. Il a pris l’alternative à Arles le 8 septembre 2006, dans les mains de César Rincón avec Juan Bautista de témoin, avec la cession du taureau Volatero, de Bañuelos.

De même, il y a des nombreux espagnols résidents à Tanger qui ont essayé d’être torero. Parmi eux Luis Álvarez « El Andaluz », qui à la fin a été conseiller en relations publiques dans l’arène de Las Ventas de Madrid, ainsi qu’entrepreneur et manager de Morenito Maracay, Cesar Rincón, Enrique Ponce et Sebastián Castella. Pour sa part, Pepito Medina, de Tanger, a été le premier qui à toréer avec des picadors. Il faut citer Primo Díaz, El Portuense et aussi Luis Marquijano, Manolo Bernal et Jesús Cañizares.