Jeudi, 13 - Décembre - 2018 09:02 h.

El Tiempo

LA PREMIÈRE ARÈNE DE TANGER

El Mediar

El Mediar a été la première arène de Tanger, située dans un terrain ainsi nommé, aux environs de la ville. Concrètement, à côté du pont international. C’était la propriété d’Abelardo Sastre et on a des nouvelles datées de l’année 1890. On sait aussi que la première corrida de taureaux au Maroc a eu lieu en 1911.

cartel plazatoro.jpg-for-web-largeDans les années 40 du XXe siècle, en pleine effervescence du Tanger international, un festival taurin a été célébré dans le stade de Marchán. L’un des principaux promoteurs de la fête à Tanger a été Rafael Ordóñez, frère de El Niño de la Palma. Il a été aide par un certain Romerito qui est parti à Casablanca, où il y avait aussi une arène (arène de Casablanca).

L’école: Rafael Ordóñez a créé l’école, l’École Taurine de Tanger. Les élèves s’entraînaient dans la place près de la Gare, à côté de la rentrée au quai par l’Avenue d’Espagne. Il confectionnait les capes avec des toiles de bâche.

« La cordonnerie du Cinéma Mauritanie était le lieu plus taurin de Tanger, où les gens voient tous les toreros et ils aiment beaucoup les photographies et affiches sur les murs ».

La nouvelle place: « la « plaza toro », le nom du quartier dans laquelle elle est située, a été construite à l’époque du Tanger international, une décennie où la ville était remplie de l’art, le spectacle et les loisirs.

La construction commença en 1949 sur une parcelle de 21.540 mètres carrés. Avec 72.120 euros de budget, a été construit par l’entreprise espagnole Ingénierie et Construction. Le projet a était dirigé par Moulay Ahmed Rissouni, l’un des chefs religieux de la ville et «caïd » (gobernateur) de la ville de Larache.

Elle avait une capacité supérieure à 10.000 localités et elle disposait d’écuries de chevaux, corrals, magasins, torils, bloc opératoire, infirmerie, chapelle, toilette, salle de toreros et un logement pour le gardien d’immeuble. Sa structure, gradins, bordées et places sont de béton armé et elle a été construite en un temps record de quatorze mois. Son arène des carrières sévillanes d’Alcalá de Guadaíra. Francisco Rodríguez-Álvarez López a été le premier entrepreneur de la place.

Inauguration: L’inauguration a eu lieu la soirée du 27 août 1950. Les localités ont été vendues au complet. Sur l’affiche, un taureau de Juan Belmonte pour le rejoneador Ángel Peralta et les taureaux de Fermín Bohórquez, pour Agustín Parra parrita, José María Martorrel Navas et Manuel Calero Cantero Calerito. La festivité fut annoncée pendant les semaines précédentes, avec beaucoup de succès dans le journal España, propriété du journaliste et critique taurin Gregorio Corrochano.

 « C’était un dimanche du mois d’août, un jour inoubliable, toute la ville était paralysée, kilomètres d’embouteillages qui se dirigeaient vers la place, vendeurs, journalistes, spectateurs et curieux, tous étaient là-bas. Spectateurs de toutes les villes, de manière que les fréquences de trains, autobus et bateaux ont augmenté et il a été organisé aussi un vol spécial entre Gibraltar et Tanger ».

Cette saison plus des festivités ont eu lieu comme le 10 septembre, avec le mexicain Antonio Toscano et Pepín Martín Vázquez et El Vito avec des taureaux du Salvador Guardiola.

Une corrida internationale: le 8 juin 1952 le mexicain Manuel Capetillo torée, à côté du sud-américain Raúl Acha « Rovira » et le madrilène Julio Aparicio.

Dernière étape: le 12 juillet, les nouveaux promoteurs madrilènes, la maison Lozano, ont ouvert à nouveau les ports des arènes. Jusqu’au 4 octobre de cette année, avec 103831l’intervention de Manuel Benítez El Cordobés, Grabiel de la Casa et Manuel Lozano Martín, qui a pris l’alternative. Ils ont toréé avec des taureaux d’Eusebio Galache, la dernière corrida de taureaux de cette arène.

Dans l’arène de Tanger, beaucoup de toreros ont obtenu de victoires magnifiques, comme Ángel Peralta, Juan Belmonte Fernández, Pepe Luis Vázquez, Luís Miguel Dominguín, Julio Aparicio, Miguel Báez ‘El Litri’, Manuel Benítez ‘El Cordobés’, Antonio Ordóñez, Pepín Martín Vázquez… Les espagnols résidents de Tanger ont triomphé aussi sur l’arène, comme Pepito Medina, Primo Díaz et Campos El Portuense, Manolo Bernal, Luis Marquijano, Luis Álvarez El Andaluz ou Jesús Cañizares.

À Tanger on a vu toréer une femme, Conchita Clintrón, lorsqu’en Espagne il était interdit encore la participation du sexe féminin dans le monde des taureaux.

Jesús Cañizares: torero de Tanger. Il a toréé à la place de Tanger. Il habitait dans la Légation Américaine. Il a travaillé dans la cordonnerie à côté du Cinéma Mauritanie. Il a toréé comme banderillero et il a collaboré aussi avec Luis Álvarez El Andaluz en relations publiques de la place des Ventes de Madrid.